Le paradoxe d'Easterlin

Jézabel Couppey-Soubeyran

Les riches se déclarent souvent plus heureux que les autres. Pourtant, l'augmentation du revenu ne s'accompagne pas toujours d'un accroissement proportionnel du bonheur…

L'argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue… relativement, devrait-on ajouter.
Quand on demande en effet aux habitants d'un pays s'ils sont heureux, les plus riches se déclarent généralement plus heureux que les moins riches.
Mais au cours du temps comme entre les pays, argent et bonheur ne progressent pas au même rythme.
C'est ce paradoxe qu'avait observé Richard Easterlin dans une étude qui date de 1974.
Il montrait notamment que le revenu réel (c'est-à-dire corrigé de l'inflation) par habitant avait progressé aux Etats-Unis de plus de 60 % entre 1946 et 1970 sans que la part des Américains s'estimant "très heureux" augmente dans la même proportion au cours de cette période.

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Articles/Le paradoxe d'Easterlin ( n°091 )