Le monde paysan

Céline Hervé, Sandra Moatti, Gérard Vindt

Bien que la représentation de la réalité sociale soit biaisée par l'origine sociale des commanditaires, la peinture fait malgré tout, dès l'Ancien Régime, une certaine place à l'évocation de la paysannerie. Les préoccupations descriptives, artistiques, aussi religieuses ou politiques s'y mêlent. Au XIXe siècle, le monde rural devient un sujet majeur dans la peinture.

Au XVIIe siècle, à l'époque des frères Le Nain, Louis et Antoine, peintres originaires de Laon, mais travaillant à Paris, 80% de la population appartient à la paysannerie.
Si on trouve des thèmes paysans à la même époque chez les peintres du Nord, les Le Nain se distinguent par leur refus du pittoresque, caractéristique de toutes les scènes de fête paysanne, comme chez Brueghel l'ancien ou Jan Steen.
On est frappé ici par la dignité des regards fixés sur le spectateur, l'austérité du cadre accentué par l'emploi de tons sobres et assourdis.

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Articles/Le monde paysan ( n°083 )