Le capitalisme d'héritiers. La crise française du travail par Thomas Philippon

Le capitalisme d'héritiers. La crise française du travail, par Thomas Philippon
Coll. La République des idées, éd. du Seuil, 2007, 112 p., 10,50 euros.

Philippe Frémeaux
Alternatives Economiques n° 257 - avril 2007

Cet ouvrage s'interroge sur les raisons structurelles qui contribuent au faible dynamisme de l'économie française et à la persistance d'un chômage de masse. Sous-titré La crise française du travail, il questionne les structures du capitalisme français. Pour Thierry Philippon, les Français ne sont pas les paresseux que l'on dit parfois et les rigidités induites par les règles du marché du travail ont des effets moins importants qu'il est dit souvent.

En revanche, le capitalisme français souffre d'une piètre qualité des relations sociales. Le niveau de confiance des salariés envers les employeurs ainsi que la satisfaction obtenue dans le travail sont moindres que dans la plupart des autres pays développés. En cause, un capitalisme d'héritiers, non pas seulement au sens du capitalisme familial, où le pouvoir se transmet de génération en génération, mais d'une culture collective qui conduit à réserver la direction des grands groupes et le management de la fonction publique à des castes autoreproduites, peu soucieuses d'encourager le dialogue social, la délégation de pouvoir et la mise en responsabilité de tous.

Le capitalisme d'héritiers. La crise française du travail, par Thomas Philippon
Coll. La République des idées, éd. du Seuil, 2007, 112 p., 10,50 euros.

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