L'évaluation des ministres, une caricature française de l'accountability britannique ?

Marc Mousli

Le chef du gouvernement vient de mettre en place un système d’évaluation des ministres, sur des critères reprenant les aspects le plus facilement mesurables des objectifs qui leur ont été fixés. La ministre de la Culture serait notée sur le nombre d’entrées dans les musées les jours de gratuité, et celui de l’Education nationale sur le nombre d’heures supplémentaires des enseignants. Pourquoi cette fascination pour des pratiques managériales difficiles à maîtriser, même dans les meilleures entreprises privées?

Le New Public Management : être responsable et rendre compte de ses actions Faut-il rire ou pleurer de cette caricature de l'accountability britannique ?
Sans doute mieux adapté à la mentalité anglo-saxonne qu'à la nôtre, l'accountability est un concept difficile à traduire en un seul mot.
Il s'explique bien par deux expressions françaises combinées : « rendre compte » et « rendre des comptes ».
Le dirigeant doit faire régulièrement un bilan de ses actions et le présenter à ceux qui l'ont placé à son poste (rendre compte).

graphique
Accès réservé
  • Je suis lycéen, étudiant ou enseignant, et abonné à Alternatives Economiques :
    > Je m'identifie pour accéder gratuitement à cet article.

  • Je suis abonné à une des publications d'Alternatives Economiques, mais pas lycéen, étudiant ou enseignant :
    > Je peux consulter les articles de la publication à laquelle je suis abonné en m'identifiant sur le site En revanche, je ne peux pas accéder aux contenus de ce site réservé aux lycéens, étudiants et enseignants.

  • Je suis lycéen, étudiant ou enseignant, mais pas abonné à Alternatives Economiques :
    > pour accéder à ce site, je m'abonne à Alternatives Economiques.

Articles/L'évaluation des ministres, une caricature française de l'accountability britannique ? ( n°055 )