« De minimis non curat praetor »

Marc Mousli

La comptabilité et le contrôle de gestion sont des disciplines où la rigueur doit l’emporter sur l’imagination et la créativité, sous peine de graves déboires. Et contrairement à ce que cherchent à faire croire ceux qui mettent en doute la possibilité technique de réguler la finance, l’application rigoureuse de règles élémentaires suffirait à éviter la plupart des grandes escroqueries.

Dans la quasi-totalité des cas d'escroquerie retentissants, les professionnels repèrent des anomalies bien avant la révélation publique des malversations.
Tous les gestionnaires voyaient que les résultats de Madoff étaient déconnectés de ceux de ses concurrents, et se doutaient qu'ils étaient obtenus par des moyens plus ou moins honnêtes.
En outre, ceux qui travaillaient avec lui savaient que l'audit de sa compagnie était confié à un cabinet des plus obscurs, ce qui était surprenant compte tenu des sommes manipulées.

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Articles/« De minimis non curat praetor » ( n°055 )