N'arbitrons pas entre dette publique et croissance !

Xavier Timbeau, directeur du département Analyse et prévision de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE)

La dette publique apparaît aujourd'hui comme la source de la crise et un consensus se dégage pour faire de sa réduction une priorité. Pourtant, mener une politique budgétaire restrictive ne fera qu'étouffer la croissance, éloignant d'autant la perspective d'une sortie de récession.

A la veille de l'élection présidentielle de 2012, la situation économique de la France est sévèrement dégradée.
En cinq ans, le taux de chômage a augmenté de deux points, le produit intérieur brut (PIB) par tête s'est réduit de 2,3 %, le déficit public s'est creusé de 2,6 points de PIB et la dette publique a augmenté de 21,1 points de PIB (voir tableau page 12).
Ces indicateurs devraient rester dans le rouge.
Dire que la politique économique est contrainte par ce contexte exceptionnel est banal.

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Articles/N'arbitrons pas entre dette publique et croissance ! ( n°105 )