Les mutations du temps de travail

François-Xavier Devetter, Economiste, Télécom-Lille I, Clerse.

La réduction du temps de travail est aujourd'hui largement critiquée au motif que l'essentiel des enjeux ne se situerait plus autour de la durée, mais davantage sur la liberté du temps de travail. Pourtant, malgré une diminution historique du temps de travail moyen, des durées hebdomadaires longues persistent et cohabitent avec des durées très courtes, alimentant des inégalités croissantes. Ce dualisme est encore plus flagrant lorsqu'on s'intéresse à l'organisation des temps dans la journée et la semaine. Une certaine liberté du temps de travail, si elle se développe effectivement, demeure l'attribut d'une minorité de salariés.

1.
Le constat d'une réduction historique du temps de travail est clair: la durée annuelle du travail des Français a été divisée par deux en cent soixante-dix ans.
Elle est passée de 3 068 heures en 1836 à 1 540 heures en 2004.
Réduction de la journée puis de la semaine de travail, apparition puis croissance des congés payés, allongement des études et diminution de l'âge du départ en retraite, toutes ces évolutions se sont cumulées pour diminuer la part qu'occupe le travail dans l'ensemble des temps sociaux.
Cette réduction ne s'est pas faite de manière régulière et égale pour tous.

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Articles/Les mutations du temps de travail ( n°101 )