Les micro-entrepreneurs à la limite de la légalité

Aude Martin
Alternatives Economiques n° 378 - avril 2018

Loin du mythe de l'entrepreneur libéré, nombre de micro-entrepreneurs sont pris au piège d'une situation de salariat déguisé, sans marge de manoeuvre ni protection sociale.

Un million de travailleurs ont été séduits par le statut de micro-entrepreneur depuis sa création, en 2009, par la loi de modernisation de l'économie.
Le succès de ce dispositif simplifié de création d'entreprise [1], qualifié d'auto-entrepreneur jusqu'en 2016, a toutefois des limites : seuls six micro-entrepreneurs sur dix déclaraient un chiffre d'affaires positif à la fin 2016, pour un gain moyen mensuel de 440 euros [2].
Par ailleurs, 30 % des micro-entrepreneurs exercent une activité salariée en parallèle pour compenser la faiblesse de leurs revenus (contre seulement 10 % pour les non-salariés classiques).
Et cinq ans après leur immatriculation, ils sont moins d'un quart à être encore actifs, selon l'Insee.

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