Le paradoxe de la tranquillité

Jézabel Couppey-Soubeyran

C'est dans les contextes de stabilité macroéconomique que les banques, les ménages et les entreprises prennent le plus de risques financiers. La crise de 2007-2008 illustre parfaitement ce paradoxe.

C'est quand tout va bien que les risques se prennent.
Ainsi s'exprime le fameux "paradoxe de la tranquillité" qui est au coeur des travaux menés par l'économiste Hyman Minsky dans les années 1980 sur l'instabilité financière.
Fameux, ce paradoxe ne l'était guère avant que la crise ne souffle sur la poussière qui recouvrait les articles de Minsky.
Depuis la crise financière déclenchée en 2007-2008, il n'est quasiment plus un seul discours sur le sujet qui n'y fasse référence ou qui ne cite Irving Fisher, qui a également beaucoup inspiré Minsky par son analyse de la dépression des années 1930.
Pour Minsky, le système financier est intrinsèquement instable.

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Articles/Le paradoxe de la tranquillité ( n°091 )