La loi de 1901 : une avancée républicaine

Gérard VINDT

La loi de 1901 sur la liberté d'association marque la volonté des dirigeants de la IIIe République de renforcer l'unité de la nation et de démocratiser la société. Un siècle après, on compte quelque 700000 associations actives en France.

Le 1er juillet 1901, la République reconnaît enfin la liberté d'association.
Une loi vient mettre un terme à un siècle de répression sélective, durant lequel les régimes qui se sont succédé ont refusé de reconnaître la diversité du social.
Paradoxalement, la méfiance de l'Etat à l'égard des associations trouve ses racines dans la Révolution.
En 1791, l'Assemblée nationale liquide, par la loi d'Allarde, les anciennes corporations et interdit, par la loi Le Chapelier, toute nouvelle forme d'association ouvrière ou patronale.
Pour les révolutionnaires d'alors, l'égalité des citoyens passe par la suppression de tous les "ordres", considérés comme des facteurs de privilèges.
Comme le dit Le Chapelier, "il n'y a plus que l'intérêt de l'individu et l'intérêt général".

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