Héritage keynésien : des fils indignes de leur père ?

Christian TUTIN

Si l'on assiste aujourd'hui au déclin du keynésianisme, c'est que les héritiers de Keynes ne sont pas parvenus à établir une théorie d'ensemble convaincante, rendant compte des tendances du système économique à engendrer chômage et instabilité.

Même si l'on enterre sans doute un peu trop vite le keynésianisme - c'est-à-dire les politiques économiques qui se réclament de l'analyse keynésienne -, son déclin est incontestable: le poids nouveau des marchés financiers et l'internationalisation du capitalisme en ont réduit l'efficacité (1).
Si bien que, par contrecoup, aux yeux des économistes, c'est la pensée keynésienne elle-même qui souffre d'obsolescence.
L'influence de Keynes tend à se réduire à celle d'une mauvaise conscience - une sorte de Jiminy Criquet des macro-économistes - ou d'une nostalgie indicible pour un âge d'or révolu.
C'est aller un peu vite en besogne.

graphique
Accès réservé
  • Je suis lycéen, étudiant ou enseignant, et abonné à Alternatives Economiques :
    > Je m'identifie pour accéder gratuitement à cet article.

  • Je suis abonné à une des publications d'Alternatives Economiques, mais pas lycéen, étudiant ou enseignant :
    > Je peux consulter les articles de la publication à laquelle je suis abonné en m'identifiant sur le site En revanche, je ne peux pas accéder aux contenus de ce site réservé aux lycéens, étudiants et enseignants.

  • Je suis lycéen, étudiant ou enseignant, mais pas abonné à Alternatives Economiques :
    > pour accéder à ce site, je m'abonne à Alternatives Economiques.

Articles/Héritage keynésien : des fils indignes de leur père ? ( n°098 )