Espagne : dette privée, expiation publique

Claude Demma

Les Espagnols paient l'éclatement de la bulle immobilière et une décennie de croissance à crédit. Avec un quart des actifs au chômage, des finances publiques profondément dégradées, des banques très vulnérables, Madrid tente désespérément d'échapper à sa mise sous tutelle par l'Europe.

L'Espagne, avant le déclenchement de la crise des subprime (en 2007-2008), était un élève modèle de la classe européenne.
En conformité avec le pacte européen de stabilité et de croissance, il n'affichait aucun problème de finances publiques.
Le budget était en excédent (+ 1,9 % en 2007) et la dette était contenue : 42,3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2007, contre 76 % dans le reste de la zone euro.
Cette situation enviable tenait à une croissance économique soutenue : + 3,7 % par an en moyenne entre 1999 et 2007, contre 1,8 % dans le reste de la zone euro.

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Articles/Espagne : dette privée, expiation publique ( n°105 )