Dissertation : La croissance est-elle soutenable ? (sujet)


Sujet : La croissance est-elle soutenable ?


Document 1 : Intensité énergétique (*) en tonnes équivalent pétrole (TEP) par milliers de dollars

Source : CNRS


(*) Intensité énergétique : quantité d’énergie qu’il faut utiliser pour produire une quantité de richesse donnée                                                       



Document 2 : IDH, revenu par habitant, indicateurs de développement durable

 IDH - 2011PIB par habitant en 2009 (en $ PPA) Empreinte écologique (hectares par habitant) - 2007Part des combustibles fossiles dans l’approvisionnement en énergie, en % (2007)Emissions de dioxyde de carbone, en tonnes par habitant - 2005Surface forestière (en % de la surface des sols) - 2008Évolution de la surface forestière (en %) 1990-2008Espèces menacées (en % de l'ensemble des espèces)
Norvège 0,94356 2145,658,610,532,48,67
(IDH très élevé)
Etats-Unis 0,9145 98988517,333,22,321
(IDH très élevé)
Brésil 0,71810 3672,952,62,161,9–8,9 10
(IDH  élevé)
Chine 0,6876 8282,286,95,221,628,112
(IDH moyen)
Sri Lanka0,6984 7721,243,40,630,1– 19,6 19
 (IDH moyen)
Madagascar0,481 0041,8Non disponible0,121,8– 7,5 23
(IDH faible)
Monde (moyenne)0,68210 7152,472,34,41,7–1,2 12

Source : Rapport du PNUD 2011

PIB par habitant : produit intérieur brut (PIB), converti en dollars internationaux à l’aide des taux de parité de pouvoir d’achat et divisé par la population en milieu d’année.
Empreinte écologique : surface biologiquement productive de terre et d’eau dont un pays a besoin pour produire les ressources qu’il consomme et absorber les déchets qu’il génère.
Approvisionnement en énergie primaire, combustibles fossiles (par opposition à renouvelable : bois, éolienne…) : pourcentage de l’approvisionnement total en énergie provenant de ressources naturelles formées au cours des âges géologiques à partir de la biomasse (notamment le charbon, le pétrole et le gaz naturel).
Émissions de dioxyde de carbone par habitant : émissions de dioxyde de carbone d’origine humaine provenant de l’utilisation de combustibles fossiles, du torchage de gaz et de la production de ciment, divisées par la population en milieu d’année.
Surface forestière : pourcentage de la surface totale des sols s’étendant sur plus d’un demi-hectare, comprenant des arbres de plus de cinq mètres de hauteur et un couvert forestier de plus de 10 % ou des arbres capables d’atteindre ces seuils, sauf dans le cadre d’un usage agricole ou urbain.
Espèces menacées : pourcentage d’espèces animales (mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons et invertébrés) classées dans la catégorie des espèces en danger critique d’extinction, en danger ou vulnérables par l’Union internationale pour la conservation de la nature.


Document 3 :


Chaque année, la pollution de l’air extérieur est à l’origine d’environ 300 000 décès et de 20 millions de cas de maladies respiratoires en Chine ; son coût annuel en soins de santé est estimé à 3 % du PIB. La pollution atmosphérique en Chine est due à de nombreuses raisons, dont la combustion de charbon résidentielle et industrielle et les émissions des véhicules à moteur. Environ 70 % de l’électricité du pays est produite à partir du charbon, dans la plupart des cas à haute teneur en soufre. Les émissions à forte concentration de dioxyde de soufre contribuent au brouillard (smog) et aux pluies acides qui s’abattent sur plus de la moitié des villes chinoises. Les types de pollution de l’air extérieur soulèvent des défis majeurs, notamment dans les villes. Il semble que les émissions dues aux véhicules soient la source de pollution de l’air urbain qui augmente le plus rapidement ; l’Agence de protection environnementale chinoise estime que 70 % des particules de soufre présentes dans l’air proviennent des véhicules. Compte tenu de l’augmentation des revenus et de l’amélioration des infrastructures routières, le pays a vu son parc automobile s’accroître de 20 % par an depuis 1990. En 2009, seulement 3 % des Chinois étaient propriétaires d’une voiture, on peut donc escompter une continuation de la tendance. À Beijing, chaque jour, plus de 1 000 nouvelles voitures sont mises en circulation.
La pollution atmosphérique est responsable de la forte progression de l’asthme en Chine. De 1990 à 2000, la fréquence de la maladie chez les enfants vivant dans les zones urbaines a augmenté de 64 % ; près de 2 % d’enfants sont concernés. A Chongqing, l’une des villes enregistrant la croissance la plus rapide du pays, en 2000, près de 5 % des enfants âgés de moins de 14 ans ont souffert d’asthme. Les efforts entrepris par la Chine pour réduire la pollution de l’air extérieur sont étroitement liés à ses politiques visant à lutter contre l’évolution climatique et à assurer l’efficacité énergétique et l’utilisation d’énergies renouvelables. Depuis 2000, le gouvernement encourage l’utilisation de l’essence sans plomb, qui contribue à diminuer la teneur en plomb de l’air des villes, et a imposé à l’industrie automobile nationale de développer des voitures propres dans un délai de cinq ans.


Source : Congrès national du peuple chinois 2011 ; Fang et Chan 2008 ; Liu et Raven 2010: 8329 ; Millman, Tang et Perera 2008 ; Watts 2006, 2011 ; Zhan et al. 2010. Cité dans le Rapport du PNUD 2011


Document 4 : Températures mondiales moyennes depuis 1900

Remarque : l’évolution de la température mondiale moyenne est calculée à partir des températures moyennes de 171 pays pondérées par la population moyenne pour la période 1950-2008.
Source : calculs du BRDH de l’Université du Delaware, avril 2011.


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