De la difficulté de négocier quand on est le plus fort

Marc Mousli

Peut-on admettre que plusieurs centaines d’ouvriers soient licenciés parce que la direction et le syndicat n’ont pas exploré jusqu’au bout toutes les solutions possibles ? La négociation sociale et managériale est un exercice difficile. Mais c’est à la façon dont elle est menée que l’on distingue une société de haute civilisation d’une jungle où seul le plus fort a le droit de vivre.

Moi, négocier ?
À froid, rares sont les dirigeants qui contestent que savoir négocier est l'une des compétences les plus nécessaires au manager.
Au quotidien, c'est autre chose.
Dans les entreprises sérieuses, la loi est respectée : le Comité d'entreprise est appelé à se prononcer sur les changements importants d'organisation - mais ce n'est pas une négociation, et le résultat de la consultation n'a aucune conséquence.
De même, la « négociation » annuelle sur les salaires, le temps de travail et la formation professionnelle est ponctuellement tenue.
Elle est obligatoire, mais l'accord est facultatif.

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