Comment la globalisation oblige à remettre en cause certains concepts économiques

Charles-Albert Michalet, université de Paris-Dauphine.
L'Economie politique n° 036 - octobre 2007

Par Charles-Albert Michalet La mondialisation de l’économie bouleverse le cadre conceptuel de l’approche économique traditionnelle. Car elle remet en cause sa vision de l’Etat-nation, de l’entreprise et des marchés.

La globalisation n'est pas tombée du ciel.
Elle constitue une dimension inhérente à la dynamique du capitalisme.
Comme l'écrivait déjà Karl Marx, "la tendance à créer un marché mondial est incluse dans le concept même du capital" (1), et c'est un moyen de contrecarrer la baisse tendancielle du taux de profit.
C'est aussi, pour David Ricardo, un moyen d'éviter l'instauration d'un état stationnaire.
Ces thèses ont été reprises par la suite par Rosa Luxemburg et Rudolf Hilferding.
Elles ont été corroborées par l'analyse historique avec les travaux de Fernand Braudel et d'Immanuel Wallerstein sur l'"économie-monde".
Si la mondialisation est une constante du capitalisme, ses modalités, en revanche, se sont transformées dans le temps.

graphique
Accès réservé
  • Je suis lycéen, étudiant ou enseignant, et abonné à Alternatives Economiques :
    > Je m'identifie pour accéder gratuitement à cet article.

  • Je suis abonné à une des publications d'Alternatives Economiques, mais pas lycéen, étudiant ou enseignant :
    > Je peux consulter les articles de la publication à laquelle je suis abonné en m'identifiant sur le site En revanche, je ne peux pas accéder aux contenus de ce site réservé aux lycéens, étudiants et enseignants.

  • Je suis lycéen, étudiant ou enseignant, mais pas abonné à Alternatives Economiques :
    > pour accéder à ce site, je m'abonne à Alternatives Economiques.

Articles/Comment la globalisation oblige à remettre en cause certains concepts économiques ( n°036 )