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Accord du Plaza

Du nom de l'hôtel de New York où il a été conclu le 22septembre 1985 entre les ministres des Finances des cinq pays capitalistes les plus industrialisés (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France et Royaume-Uni), cet accord fixe les fourchettes de taux de change (non publiées) entre ces cinq monnaies, à l'intérieur desquelles les autorités s'engagent à maintenir leurs monnaies de manière à mettre fin aux risques de hausses ou de baisses excessifs, qui pourraient déboucher sur des paniques financières. Il marque la reconnaissance officielle du fait que les taux de change ne peuvent être fixés seulement par les marchés, comme le prétend l'analyse libérale, et comme les organisaient les accords de la Jamaïque.

 

Commentaire:
Bien que conclu en dehors (mais avec le soutien) du Fonds monétaire international(FMI), pour éviter d'avoir à en publier les termes précis (notamment les fourchettes convenues), de sorte que seuls les signataires portent la responsabilité de gérer les taux de change, cet accord fut alors considéré comme le premier pas vers la reconstruction d'un système monétaire international digne de ce nom. En effet, en reconnaissant que leur monnaie a le même statut que les autres, donc qu'ils portent une part de responsabilité dans la gestion des taux de change, les Etats-Unis abandonnaient leur position traditionnelle, consistant à soutenir que c'est aux autres monnaies de s'ajuster, pas au dollar US. L'objectif était de parvenir à stabiliser les taux de change, de manière à réduire l'ampleur des phénomènes spéculatifs. Mais, comme rien n'a été fait depuis pour limiter les flux de capitaux, l'accord du Plaza n'est plus qu'un chiffon de papier.



Date de mise à jour : 22/01/2010




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